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Dopage

Samedi 2 avril 2005 6 02 /04 /2005 00:00

Quelques renseignements pratiques pour ne jamais tomber dans cette spirale infernale qu'est le dopage. Il peut toucher tous les athlètes : élites, confirmés, loisirs, jeunes, hommes ou femmes. Et parfois sans que ceux-ci ne s'en rendent compte.

Votre sirop pour la toux est peut-être dopant. Vos pastilles contre le mal de gorge sont peut-être dopantes. Pire, votre thé vert, votre boisson préférée sont peut-être dopants !! Et vous ne le savez pas...

Rappelons que, d'après l’article 2 de l’arrêté du 27 mars 2002, du ministère de la jeunesse et des sports, l'athlète est responsable des médicaments et aliments qu'il absorbe : “ le sportif doit s’assurer que tout médicament supplément, préparation en vente libre ou tout autre substance qu’il utilise ne contient aucune substance dopante ” .

Pour connaitre les médicaments interdits, cliquez sur le lien suivant : médicaments dopants

Pour connaitre les méthodes et substances interdites, cliquez sur : substances interdites

Pour avoir une petite idée des dangers encourus : dangerosité des produits

Les "vrais" athlètes respecteront la charte contre le dopage : 10 règles contre le dopage

Par Damien Bernardi - Publié dans : Dopage
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Dimanche 22 mai 2005 7 22 /05 /2005 00:00

L'athlète américaine Michelle Collins a accepté une suspension de 4 ans de la part de l'agence américaine antidopage. Mise en cause dans l’affaire Balco, elle met un terme définitif à son affaire de dopage en décidant de ne pas faire appel auprès du tribunal arbitral du sport.

Sa suspension lui retire son titre mondial 2003 décroché en salle sur 200m. Une médaille d’or qui revient donc à Muriel Hurtis, classée 2° à  Birmingham (Angleterre).

 

Par Damien Bernardi - Publié dans : Dopage
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Jeudi 4 août 2005 4 04 /08 /2005 00:00

David Chaussinand, 29 ans, 1,93 m, 95 kg, raconte sa solitude d'athlète de haut niveau, son obsession de la performance et la tentation du dopage toujours repoussée. Jusqu'au jour où… 

J'avais 15 ans quand la vocation m'est tombée dessus. Un copain m'a emmené au stade d'athlétisme. On m'a mis un marteau de 4 kg entre les mains, et je l'ai balancé à l'autre bout du terrain. J'ai intégré un lycée sport-études et, l'année suivante, je suis devenu champion du monde cadet en pulvérisant le record de France de plus de 8 m.

Ma famille a tout supporté pour favoriser ma carrière: les fins de mois difficiles, les logements précaires, les absences à répétition… Tout, sauf le dopage. Moi non plus, je n'acceptais pas cette idée-là. Bien sûr, il faut résister aux 300 kg de traction qu'exerce l'engin lorsqu'on l'envoie à 80 m. Mais le secret, c'est la vitesse, la coordination, le relâchement. La technique. Et la technique, ça ne s'achète pas en pharmacie. 

De 20 à 25 ans, ma carrière est restée au point mort. Une mononucléose m'a laissé sur le flanc pendant un an. Je ne progressais plus. Très vite, des types m'ont approché. Le genre d'apprentis sorciers qui gravitent autour des stades. « Tu ne prends rien? Tu sais que tout pourrait être beaucoup plus facile? »

L'ascension sociale se faisait attendre. Quand, enfin, le président du Stade clermontois m'a proposé en 1998 un emploi-jeune à 900 euros par mois, en tant que chargé de communication, c'est comme si j'avais touché le pactole. Je me suis offert un diététicien puis un préparateur mental. J'avais deux ans pour préparer les Jeux de Sydney.

Je me suis mis à m'entraîner comme un damné. Six à sept heures par jour, tout seul. J'étais obsédé par la performance. A la maison, je ne pensais qu'à dormir. Récupérer. Surveiller mon régime alimentaire. J'étais devenu un monstre d'égoïsme. Une machine à lancer.

Je devais pousser mon corps encore plus loin. Mais comment? Un athlète étranger avait les réponses à toutes mes questions. Il m'a indiqué les produits à prendre, les publications médicales à lire. J'ai commandé les bouquins par correspondance. On y détaillait l'efficacité des divers anabolisants et leurs délais d'élimination. Pendant six mois, j'ai potassé. Je n'en menais pas large. Je craignais les effets secondaires. Je voulais, puis je ne voulais plus. Devant ma femme, j'ai prononcé une fois le terme de “rééquilibrage hormonal”. Elle m'a douché: “Jure-moi que tu plaisantes...”

J'ai commencé par de l'éphédrine, un stimulant léger que je m'étais procuré en Italie. Une ou deux prises avant l'entraînement, pour voir. J'ai vu: je n'avais jamais été aussi explosif, aussi concentré. 2002 s'annonçait bien. Il me fallait encore grignoter 1 ou 2 m supplémentaires. Il me fallait des anabolisants. J'ai profité d'un meeting en Allemagne pour me ravitailler en Clenbutérol et en Primobolan. Je prenais mes pilules dans la salle de bains. Terrorisé à l'idée que ma femme me surprenne.

Puis Mylène, ma femme, a reçu la lettre recommandée de la Fédération internationale. Elle m'a appris la nouvelle. J'avais été contrôlé positif à l'éphédrine, sept mois plus tôt, lors des Jeux méditerranéens. Je suis rentré. Je l'ai invitée au restaurant. Et je lui ai tout raconté. Pendant deux mois, elle ne m'a plus adressé la parole. J'ai vraiment cru la perdre.

Un mois plus tard, les médecins de la fédé ont débarqué chez nous. Contrôle inopiné. Pour l'éphédrine, j'avais écopé d'une suspension avec sursis: je m'en étais tiré en invoquant une sinusite mal soignée. Cette fois, ils ont trouvé des traces de méthénolone, une hormone présente dans le Primobolan. C'était fini.

Depuis, j'ai commencé une nouvelle vie. Je suis prêt à suivre une formation, à reprendre les études. Quand mon fils sera grand, je lui expliquerai. Je ne veux plus jamais tricher. J'ai envie qu'il puisse être fier de son papa.

Par Bernardi Damien - Publié dans : Dopage
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Mardi 23 août 2005 2 23 /08 /2005 00:00

L'actualité sportive mettant une fois de plus le dopage en première ligne, voici la liste des produits dopants les plus connus et surtout, leurs dangers.

Les anabolisants: Ce sont des hormones, représentées surtout par la testostérone masculine. Les anabolisants renforcent les muscles, mais pas les tendons et provoquent ainsi des ruptures tendineuses, parfois dramatiques. Ils sont également à l'origine d'accidents plus graves, comme une virilisation irréversible chez la femme, des troubles importants de l'activité sexuelle et parfois des cancers, notamment au niveau de la prostate.

Les amphétamines: Ce sont les produits les plus connus. Médicaments excitants, ils calment la faim et atténuent très nettement la sensation de fatigue. Ils provoquent une euphorie certaine, au cours de laquelle le sportif se croit invincible. Mais, à long terme, ils suscitent aussi des altérations psychiques importantes, notamment des hallucinations.

Les corticoïdes: Ils permettent de lutter contre le stress et de récupérer plus rapidement. Mais ils perturbent complètement le système hormonal, entraînant des accident graves au niveau des muscles ou des tendons, et ils peuvent parfois être à l'origine d'un diabète ou d'une ostéoporose plusieurs années après leur emploi.

Les excitants cardiaques: Les tonicardiaques, dont la fameuse éphédrine, que l'on trouve dans de nombreux sirops pour la toux ou dans des gouttes nasales, ont eu leur heure de gloire. La caféine est également interdite si elle est consommée avec excès : vous pouvez tout de même boire huit grandes tasses de café sans encourir les foudres du contrôle. Méfiez-vous du Robusta, qui contient davantage de caféine. Les dangers sont une dérégulation du rythme cardiaque et surtout une déshydratation accélérée, très importante conduisant à une vasoconstriction et une souffrance cardiaque.

Les diurétiques: Ils sont utilisés pour "sécher" l'organisme avant des compétitions. C'est alors le rein qui risque d'être touché, son activité est accrue, avec parallèlement les dangers d'une déshydratation importante, impliquant rupture musculaire et tendineuse.

Alors, toujours envie de se doper ?

Par Bernardi Damien - Publié dans : Dopage
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Samedi 3 septembre 2005 6 03 /09 /2005 00:00

Vous êtes parfois malades, ou alors de petites douleurs articulaires vous gênent. Un tour dans votre pharmacie personnelle, une pilule, un cachet médicamenteux, et le problème est réglé...

Peut-être que les problèmes ne font que commencer... Car vous avez une compétition le lendemain. Vous y participez en donnant le meilleur de vous même. Mais êtes-vous réellement dans votre état physiologique normal ? N'avez-vous pas pris un produit, un médicament susceptible de créer un résultat positif à un contrôle anti-dopage ? Et si on vous contrôle inopinément ?...

Il est donc absolument indispensable de se renseigner sur la nocivité, les conséquences des médicaments pris, sur la performance sportive, et ce, afin de ne pas vous mettre en contradiction avec les arrêtés du 20 avril 2004 et du 25 mars 2005 encadrant la loi anti-dopage de 1999.

Pour savoir si un produit / médicament est dopant, cliquez sur:

Testez vos connaissances en matière de dopage et lutte anti-dopage en cliquant:  QUIZ ANTI-DOPAGE

Retrouvez toutes les informations, réglementations, téléchargements sur un site très bien fait, DOPAGE.COM :

Par Bernardi Damien - Publié dans : Dopage
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Mardi 27 septembre 2005 2 27 /09 /2005 00:00

Puisque, semble-t-il, de nombreux athlètes utilisent internet, les moteurs de recherche, les forums et t'chats, afin de chercher, trouver, des substances plus ou moins licites dans le but d'améliorer leur performance, rappelons qu'est-ce que le dopage.
La notion de "dopage" est relativement abstraite, différentes définitions permettent de la préciser:

Définition légale
Selon la loi du 23 mars 1999, désormais codifiée dans le livre VI du code de la santé publique (CSP): 
"Le dopage est défini par la loi comme l’utilisation de substances ou de procédés de nature à modifier artificiellement les capacités d’un sportif. Font également partie du dopage les utilisations de produits ou de procédés destinés à masquer l’emploi de produits dopants. La liste des procédés et des substances dopantes mise à jour chaque année fait l’objet d’un arrêté conjoint des ministres chargés des sports et de la santé."

Définition éthique
La définition est particulièrement large: Le dopage ne vise pas seulement l'amélioration des capacités physiques des sportifs, mais aussi la prise de certains médicaments destinés à éviter le «trac» ou la douleur, par exemple.

Le dopage consiste donc, d'une manière générale, à déformer artificiellement les conditions physiques ou psychiques d'une personne qui va participer à une épreuve sportive ou qui s'y prépare.

Pour tester vos connaissances en matière de lutte anti-dopage, 2 Quizz:
- Quel produit est dopant, lequel ne l'est pas sur: Quizz Produits interdits
- Les champions sportifs face au dopage, cliquez: Les champions parlent du dopage
Et toujours disponibles, la liste des procédés dopants et produits interdits dans l'article Lutte contre le dopage

Par Bernardi Damien - Publié dans : Dopage
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Vendredi 21 octobre 2005 5 21 /10 /2005 00:00

ATHLETISTRES fait le point sur l'interpellation de Benoit Z par l'OCTRIS. Source: Journal l'Equipe; Sport 24.com

Contexte
Interpelé Mardi 18 octobre à 9h30 alors qu'il rejoignait son travail par l'office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCTRIS), Benoit Zwierzchiewski ("Z") est resté en garde à vue 24h, dans le cadre d'une commission rogatoire après une information ouverte, principalement, pour aide à l'usage de produits dopants, offre ou cession de produits dopants.
Cette même information judiciaire avait concerné fin mars 2005 deux coureurs de demi-fond, Mounir Yemmouni et Rachid Chékhémani, et leur entraîneur Hassan el-Idrissi du Stade Sottevillais. Ces trois hommes avaient été gardés à vue au SRPJ de Rouen et à Nanterre (pour l'entraîneur) dans le cadre d'une enquête sur un présumé trafic de produits dopants. Après 48 heures de garde à vue, ils avaient aussi été remis en liberté. Il n'y avait eu aucune mise en examen par la suite pour ces trois hommes.

Constatations policières
Les policiers ont perquisitionné aux domiciles de Benoit Z et de sa compagne. Des produits ont été saisies: 2 boîtes de capsules de DHEA périmées depuis février 2005 et achetées aux USA, des compléments alimentaires en vitamines et minéraux, injectables par voie intramusculaire. Benoit Z aurait fourni les prescriptions médicales et ordonnances de ces compléments aux policiers.

Circonstances de l'affaire
Les soupçons sont peut-être liés à différents facteurs:
- Le nutritionniste qui suit Benoit Z, est Jean-Jacques Menuet, médecin de l'équipe cycliste Cofidis, et déjà mis en examen pour une affaire de dopage.
- Des écoutes téléphoniques ont été réalisées par les policiers à l'insu de Benoit Z.
- Les relations de Benoit Z avec Yemmouni et Chékhémani auraient amené les policiers à Marseille pour perquisitionner.

Suite...
Benoit Z a été relaché après sa garde à vue. Celui-ci n'a pas été mis en examen mais il a subi des prélèvements capillaires, urinaires et sanguins.
Il s'est dit très choqué et ne comprend pas les raisons de son arrestation.
Rappelons simplement que la DHEA saisie est un stéroïde anabolisant, disponible à la vente aux USA, mais interdite en France. De plus, la DHEA figure sur la liste des produits interdits par l'agence mondiale anti-dopage (AMA). Biologiquement, c'est une hormone qui permet la production de davantage de testostérone améliorant ainsi la performance...

Par Bernardi Damien - Publié dans : Dopage
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Jeudi 3 novembre 2005 4 03 /11 /2005 00:00

Ces derniers jours, plusieurs dépêches AFP ont relaté d'anciennes affaires de dopage, ou de "non-dopage"...

- L'athlète américain Bernard Lagat a été lavé de tout soupçon de dopage mercredi par le tribunal de grande instance de Cologne à l'issue d'une procédure de réhabilitation par la Fédération internationale d'athlétisme et l'Agence mondiale antidopage.
"Bernard Lagat est réhabilité, cette procédure de réhabilitation lui rend son honneur, c'est pour nous une victoire", a déclaré Michael Lehner, l'avocat de l'athlète naturalisé américain en 2005.
Vice-champion olympique du 1500 mètres à Athènes en 2004, Lagat avait été contrôlé positif à l'érythropoïétine (EPO) en août 2003 par le laboratoire de dépistage du dopage de Cologne. Le deuxième contrôle n'avait pas confirmé la présence de traces d'EPO, mais entre-temps, Lagat n'avait pas pu participer aux Championnats du monde d'athlétisme à Paris en août 2003 ni à des meetings internationaux.

- De son côté, Le sprinteur britannique Dwain Chambers, suspendu deux ans pour un contrôle antidopage positif à la THG (tétrahydrogestrinone), entend revenir à l'athlétisme et pourrait reprendre la compétition début 2006.
Chambers, 27 ans, mis en cause dans l'affaire Balco, le laboratoire californien qui a mis au point la THG, avait été suspendu pour deux ans le 24 février 2004 par une commission de discipline indépendante. Le champion d'Europe en titre, dont la peine court jusqu'au 7 novembre, ainsi privé des jeux Olympiques d'Athènes, et des Mondiaux à Helsinki, avait alors envisagé de se tourner vers le football américain.

- L'Américain Jérôme Young a définitivement perdu la médaille de bronze du relais 4x400m des épreuves d'athlétisme des JO de Sydney-2000, et devra rendre médaille et diplôme, après la décision prise le jeudi 27 octobre à Lausanne par la Commission exécutive du Comité international olympique (CIO). Les autres relayeurs de l'équipe -Michael Johnson, Antonio Pettigrew, Angelo Taylor, Alvin Harrison- gardent leur trophée. Jérôme Young, qui n'a couru que la demi-finale du relais de Sydney, n'aurait pas dû avoir l'autorisation d'être sélectionné pour avoir été contrôlé positif à la nandrolone (stéroïde anabolisant).

Par Bernardi Damien - Publié dans : Dopage
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Vendredi 4 novembre 2005 5 04 /11 /2005 00:00

La Fédération  Allemande va enqueter sur les records de l'ex-RDA

La Fédération Allemande d'athlétisme a annoncé  la mise en place d'une commission destinée à examiner la validité des records nationaux dont certains, réalisés avant la réunification par des athlètes est-allemands, pourraient être entachés de dopage.

La mise en place de cette commission fait suite à la requête d'une sprinteuse est-allemande à la retraite, Ines Geipel, qui a denoncé le système de dopage dans l'ex-RDA et exigé que ses performances et records soient effacés des annales de l'athlétisme allemand.

Par Georges Fino - Publié dans : Dopage
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Mercredi 14 décembre 2005 3 14 /12 /2005 01:03

Ces derniers jours, quelques athlètes sont revenus au devant de la scène, mais pas forcément du bon coté...

=> Dwain Chambers, qui espère revenir au premier plan après avoir purgé 2 années de suspension pour dopage, pourrait être privé de son titre européen 2002 du 100m après avoir admis avoir pris des produits interdits 18 mois avant d'avoir été pris la main dans le sac. L'athlète britannique a déclaré ce week-end dans une interview à la BBC qu'il a commencé à utiliser de la THG (tétrahydrogestrinone) en mars 2002. Il était devenu en août 2003 le premier athlète testé positif à cette substance.

La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) estime que l'ensemble des performances de Chambers à partir de mars 2002 pourrait être rayées des tablettes. Ainsi, la médaille d'or remportée sur 100m par Chambers lors des championnats d'Europe 2002 à Munich pourrait revenir au Portugais Francis Obikwelu. La victoire en relais irait à l'Ukraine. Le record de Grande-Bretagne établi par Chambers en 9"87 le 14 septembre 2002 à Paris pourrait lui aussi être annulé.

Dwain Chambers a déclaré qu'il a commencé à prendre une forme liquide de THG quand il a commencé à travailler avec Remi Korchemny, qui lui a présenté Victor Conte, le directeur du laboratoire BALCO. Dwain Chambers a achevé en novembre ses 2 ans de suspension, mais ne pourra pas concourir avant de s'être soumis avec réussite à des tests antidopage.

"Ce qui s'est produit fait partie du passé et je suis béni d'avoir la possibilité de revenir pour faire amende honorable", a déclaré Chambers. "J'espère simplement que ces produits n'ont pas causé des dommages importants à mon physique".

=> Tim Montgomery et Chryste Gaines, sprinters américains, ont été suspendus 2 ans, par le Tribunal arbitral du sport (TAS), pour infraction à la réglementation antidopage. Tim Montgomery est l'ex-recordman du monde du 100m, tandis que Chryste Gaines a décroché deux médailles aux relais féminins 4x100m lors des Jeux olympiques d'Atlanta et de Sydney. Les deux sportifs n'ont pas été contrôlés positifs à des substances illicites mais ils sont impliqués dans le scandale du laboratoire BALCO.

Les suspensions de deux ans prennent effet, à titre rétroactif, au 6 juin 2005. En outre, tous les résultats et les gains remportés par Montgomery depuis le 31 mars 2001 et les performances de Gaines depuis le 30 novembre 2003 ont été annulés. Ce qui signifie que l'ancien record du monde du 100m (9"78) établi en septembre 2002 en France par Tim Montgomery est rayé des tablettes. Il avait de toute façon été amélioré par le Jamaïquain Asafa Powell (9"77) le 14 juin dernier à Athènes.

Le TAS a précisé qu'il avait décidé de suspendre les deux sprinters sur la base du témoignage de la sprinteuse Kelli White, suspendue deux ans en 2004 dans l'affaire BALCO. L'Américaine avait affirmé que Montgomery et Gaines avaient tous deux reconnu en sa présence avoir utilisé des produits illicites fournis par le laboratoire fondé par Victor Conte. Le tribunal a jugé que le témoignage de Kelli White était "crédible et suffisant" pour établir que les deux athlètes avaient admis avoir eu recours à des substances prohibées en violation de la réglementation antidopage. Le TAS a ajouté que Montgomery et Gaines avaient tous deux refusé de témoigner au cours des audiences.

=> Un lanceur de marteau junior allemand a été suspendu 2 ans lundi pour un contrôle antidopage positif à un stéroïde. Agé de 19 ans, Christian Schmitt a été pris au clenbuterol lors d'une compétition junior et sera suspendu jusqu'au 6 septembre 2007, a annoncé la Fédération allemande d'athlétisme. Il n'y a pas d'âge pour commencer...

Le recordman du monde du 100 m Tim Montgomery le 25 avril 2004 à Fort de France, Martinique

Par Bernardi Damien - Publié dans : Dopage
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