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Par Georges Fino
Dans les milieux sportifs, la bière est parfois considérée comme pouvant aider à la récupération après une épreuve difficile. Qu’en est-il exactement ?
Juste après l’effort, ou dans les heures qui suivent, la bière ne sera pas une boisson de récupération.
Ses qualités diurétiques seront malvenues chez un coureur partiellement déshydraté. Elles ne feront qu’amplifier le déficit hydrique, à un moment où l’organisme cherche au contraire à restaurer son capital en eau par tous les moyens à sa disposition.
Elle contient peu de sodium, sel minéral dont l’apport est conseillé après l’effort ayant engendré une transpiration intense, pour restaurer rapidement le volume plasmatique, fluidifier le sang, diluer la concentration des toxines produites par l’effort et faciliter leur élimination urinaire. Il faudra donc dans un premier temps boire abondamment de l’eau moins chargée en minéraux.
C’est seulement lorsque le volume plasmatique aura retrouvé sa valeur d’avant course, c’est à dire après 3 ou 4 heures d’hydratation intense, que vous pourrez enfin savourer une bière, essentiellement pour le plaisir.
Mais il faut se garder d’oublier que la bière est une boisson alcoolisée, substance dont la consommation excessive est susceptible de perturber le métabolisme et le re-stockage du glucose, et de dérégler quelque peu les fonctions cérébrales de vigilance chez les coureurs affaiblis par un effort physique intense.
Dans tous les cas, la modération sera donc de mise... sauf peut être pour le coach !!
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