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L'hégémonie des coureurs éthiopiens et kényans dans les courses de demi-fond

Les coureurs d'Afrique de l'est dominent de manière outrangeante les courses de demi-fond en athlétisme. Alors que les 5000 et 10000m voient le règne des coureurs éthiopiens à travers Kenenisa Bekele, Sileshi Sihine, Haile Gebreselassie, le 3000m steeple est trusté par les kényans depuis plus de 20 ans.

Le mystère éthiopien
Plus on monte en altitude, plus l’oxygène se fait rare et plus le corps humain doit s’adapter. Mais il ne s’adapte pas toujours de la même façon. Des études ont été menées pour percer le mystère des humains des cimes, à savoir les populations des Andes, du Tibet et des hauts plateaux de l’Ethiopie. Le premier cas étudié révèle que les Andins, qui vivent entre 3500 et 4000m d’altitude, se sont adaptés en augmentant la concentration dans le sang de l’hémoglobine, cette protéine transportant l’oxygène vers les tissus. Pas d’hypoxie donc, ce manque d’oxygène provoquant nausées, fatigue et maux de tête chez les non-acclimatés.
Ce sont les Ethiopiens, plus précisément les Amharas des hauts plateaux qui présentent le cas le plus étonnant. En effet, ils possèdent le même taux d’hémoglobine que les hommes vivant au niveau de la mer, tout en étant aussi bien oxygénés. Ce qui permet cette adaptation demeure un mystère qui intéresse au plus au point les coureurs de fond. Les champions éthiopiens auraient donc une oxygénation tissulaire, musculaire bien supérieure au commun des athlètes...

Kénya: le mythe des Kalenjins
Les kalenjins, tribu des hauts plateaux de l'ouest kényan, raflent chaque année 40% des grandes courses internationales de fond.
Pourquoi courent-ils si vite, si bien et si longtemps?
L'altitude ?
Dans leur région, les 2000m sont la norme. Les bienfaits sur les sports d'endurance (meilleure absorption de l'oxygène, etc.) sont connus.

La génétique ?
Une vie difficile dès le plus jeune âge, des enfants qui enchaînent les kilomètres pour aller et rentrer de l'école, les Kalenjins s'entraînent depuis le berceau sans s'en rendre compte. Leur morphotype est longiligne et économique, très peu de masse graisseuse, des mollets fins et élastiques, idéaux pour la course. De plus, ils se marient entre eux et vivent en altitude depuis des siècles. On peut donc estimer qu'une sorte de présélection génétique s'est produite.

L'argent ?
Le revenu moyen annuel au Kenya ne dépasse pas 1200euros. Les meilleurs athlètes empochent plusieurs centaines de milliers d'euros par an. Mais même un coureur de 3° rang peut en gagner 10 000 dans une saison. Une misère en Europe, le rêve au Kenya. La différence entre un Kenyan et un européen, c'est que chez les Kenyans, l'enjeu est plus net. Ils luttent pour la vie.

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D
Après le Kénya, quelques infos supplémentaires sur l'Ethiopie:<br /> Statut : République fédérale<br /> Superficie : 1 221 000 km²<br /> Population : 58 390 000 habitants (est. 98)<br /> Densité : 51,50 habitants/km²<br /> Langue officielle : Amharique<br /> Langues parlées : Amharique, Galligna, Tigrinya, Oromo, Welamo, Somali<br /> Religions : Christianisme, Islam, Judaïsme <br /> Monnaie : Birr<br /> P.N.B. : 96 $US / hab. (1997)<br /> Capitale : Addis-Abéba<br /> Pays limitrophes : Soudan, Erythrée, Djibouti, Somalie, Kenya<br /> Point culminant : Ras Dashen Terara 4 620 m <br />     
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